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EDITO #48 – JUSTICE

Il est des situations que l’on ne peut combattre que par un seul mot. Tant les mots manquent pour exprimer l’abus, l’arbitraire, la violence, l’omerta… Nous sommes en 2021 et pourtant, des femmes, sans oublier les hommes et les personnes non-binaires, souffrent toujours dans le silence médical. Leur voix s’étouffe dans l’ignorance sociale et leur désespoir s’épuise dans l’arrogance des idées préconçues.

Ces personnes sont prises en étau entre deux épreuves. Celle de leur corps et celle de l’oubli. Pourtant la riposte s’organise. Elles se mobilisent et s’organisent en associations. Leur parole se libère sur les réseaux sociaux et leurs expériences servent à leurs sœurs.

De quoi parle-t-on ? D’endométriose. Toute cette grandiloquence pour une maladie bien connue ? Connue en effet et pourtant toujours aussi mal diagnostiquée. En moyenne 8 ans pour poser un diagnostic ! 8 années d’épreuves, d’incompréhension, de solitude. Alors nous accordons dans ce numéro une grande place aux femmes qui œuvrent à contrer cette triste réalité. Nous donnons la parole également aux soignant(e)s. Et comme, vous l’avez compris, cette situation dépasse le simple périmètre thérapeutique, nous vous proposons un supplément sur l’attention au soin. Gwénaël Boudjadi analyse formidablement la relation thérapeutique. Le doctorant en Sciences de l’Éducation explicite les différentes attitudes d’un soignant vis-à-vis de sa son patient(e). Ses perspectives permettent d’envisager une relation de soins où l’écoute profonde permet d’honorer la réalité du corps de la..du patient(e). Une approche que l’on peut étendre au-delà de la santé. Au cœur de la société elle-même. Une façon d’être qui, si elle est adoptée par le plus grand nombre, ne laissera plus de telles situations d’injustice s’installer dans nos sociétés. Et qui résoudra bien d’autres problèmes encore…

La notion de justice a traversé toutes les époques et toutes les civilisations. Dans la Rome antique, La justice consiste en la volonté constante et continuelle de donner à chacun son droit*. La justice n’est pas aveugle. Elle est dans le regard que nous portons les uns sur les autres.

* Justitia est constans et perpetua voluntas jus suum cuique tribuendi

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