Marine-Allouch

Marine Allouch  : «J’ai toujours voulu prendre soin des autres»

Diplômée en juin dernier de l’ESO Paris, Marine Allouch commence sa jeune carrière d’ostéopathe à Paris. Elle a accepté de se confier à notre rédaction sur ses débuts.

Débuter une carrière dans une période de crise sanitaire, voilà le défi des jeunes ostéopathes. Tout juste diplômée d’Eso Paris, Marine regrette « c’est vrai que c’est particulier, on commence dans une période pas facile, je pense aussi aux nouveaux étudiants pour qui cela ne doit pas être évident à gérer  ». Le métier d’ostéopathe est une vocation tardive, mais «  évidente  » souligne la jeune femme qui enchaine « j’ai commencé par une année de médecine, mais c’est vers l’ostéopathie que je me suis tourné ensuite, en réalité j’ai juste découvert à ce moment que c’était ma vocation ».

 Une découverte sur le tard pour celle qui pratique le patin sur glace depuis son plus jeune âge. Pourtant grâce à son sport, elle a souvent eu recours aux services des ostéopathes. Outre sa formation en ostéopathie, Marine a suivi un double cursus. En juin dernier, elle a été diplômée en psychologie et neurosciences a la faculté de Nanterre après un mémoire sur «  l’impact de la douleur sur la proximité sociale  ». De quoi avoir un bagage solide pour se lancer dans la profession, tout cela malgré la crise sanitaire qui mine le moral des plus jeunes. 

Surmonter la peur et se lancer 

Deux semaines. C’est le temps que Marine Allouch s’est accordée après ses études avant de se lancer «  j’avais besoin d’une pause mentale, mais au bout de 15 jours mon envie de pratiquer était plus forte  ». Comme de nombreux néo-diplômés, elle se lance à la recherche d’un remplacement sur Paris. Dans les faits elle admet «  avoir trouve rapidement un remplacement sur Paris intramuros  », l’occasion de se faire la main. Quelques semaines de pratique et nouveau coup du sort. Un cabinet se libère «  c’est une occasion en or, je me suis dit qu’il fallait que je fonce et que je saisisse l’opportunité  ». Et les risques ? «  il y en aura toujours, d’autant qu’il faut investir pour le loyer, les charges ou encore sur Doctolib devenu indispensable pour tout praticien  », complète-t-elle.

Quid des risques liés à la crise sanitaire ? «  je pense qu’il y a de la place pour tout le monde, c’est un métier en plein essor et les gens sont en demande  », avance d’un ton déterminé Marine. 

La crise sanitaire et ses impacts

Alors qu’un troisième confinement pointe le bout de son nez, les rapports sociaux ont rarement été aussi mis à rude épreuve. Dans le cadre de son travail, Marine Allouch, déterminée, fait face à la situation avec beaucoup de résilience. Sans référentiel avec les motifs de consultation des patients avant la crise, elle constate néanmoins «  beaucoup de stress, des consultations pour des douleurs aux cervicales et au dos par exemple, cela est peut-être dû aux positions inconfortables du télétravail  », avant d’enchainer en souriant «  puis vous savez, ça se saurait si les Parisiens étaient zen  ». 

Dans les faits, de nombreux psychiatres alertent sur la santé mentale et notamment des plus jeunes. Entretenir des liens avec d’autres permet d’ouvrir ses perspectives. Dans le cas de Marine Allouch, elle bénéficie d’une chance «  j’enseigne dans mon ancienne école, je discute beaucoup avec d’autres ostéopathes, j’échange sans arrêt ce qui fait que je ne me sens pas seule  ». Un optimisme à toute épreuve, celle d’une jeune ostéopathe les pieds sur terre et les yeux vers ses rêves. 

 

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