Gras

Le gras: assassin de la fertilité

Nous avions déjà abordé dans un précédent article la question des régimes alimentaires par rapport à la grossesse. Si la question d’une pertinence d’un régime particulier pour le choix du sexe avait été discuté à la suite de la sortie d’une application sur ce principe, nous n’avions bien évidemment pas fait le tour de la question. Profitons de la publication d’une étude sur le sujet pour explorer un peu plus cette thématique.

Qu’il y a-t-il au menu ?

C’est ainsi qu’une équipe a étudié l’effet d’une alimentation riche en graisse sur la fertilité masculine.

L’hypofertilité/infertilité touche environ 15% des couples, et cette proportion pourrait atteindre 25% dans les années à venir dans les pays développés d’après des récentes projections de l’OMS. Sur ces 15% des couples, 20 à 30 % des situations sont dû à monsieur (soit 3 à 4,5% des hypofertilités/infertilités).

Cette étude a pour objectif de tester l’hypothèse suivante : le rapport HDL/LDL a un impact sur la sécrétion de testostérone et in fine sur la fertilité masculine.

L’étude a testé en tout 8 régimes alimentaires différents (L’étude en nomme 9 mais seul 8 sont présentes dans les tableaux) :  

  • Riche en graisse poly-insaturée,
  • Riche en graisse monoinsaturée,
  • Riche en sucre raffiné,
  • Protéiné,
  • Blanc d’œufs
  • Riche en graisse poly-insaturée et sucre raffiné,
  • Riche en graisse poly-insaturée et blanc d’œuf,
  • Riche en sucre raffiné et blanc d’œuf.

Les 9 patients (hommes, 18 à 50 ans, obèse ou en surpoids) subissent ainsi des prélèvements sanguins avant l’ingestion puis toutes les heures après pendant 5 heures.

Il en ressort qu’une alimentation de type fast food, diminue la concentration plasmatique en testostérone de 25% dans l’heure suivant l’ingestion et retrouve son niveau basal dans les 4 heures. À l’inverse, l’ingestion d’albumine augmente la concentration plasmatique en testostérone, avec un retour à la normal dans les 4 heures.

Il semble que l’ingestion d’albumine puisse contrebalancer partiellement l’ingestion de ces graisses sur la concentration en testostérone.

Notons toutefois qu’il s’agit d’une étude pilote sur 9 patients. Il n’est pas possible d’extrapoler à la population entière. Néanmoins, le fait que certains régimes alimentaires impactent le taux de testostérone sur quelques heures post-prandiale chez le patient masculin obèse peut a minima aider à conseiller sur ce type de régime alimentaire lorsque l’on essaye de concevoir.

Dans tous les cas, conseiller un rééquilibrage alimentaire doit être envisager comme une mesure à part entière dans le cadre d’une consultation concernant la fertilité.  

Source :

Pearce, K.L & Tremellen, K. (2019) The Effect of Macronutrients on Reproductive Hormones in Overweight and Obese Men: A Pilot Study. Nutrients, 11(12) : 1-15.

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